5 mois durant, le championnat de France par équipes fait une pause. Si de nombreux tournois occupent les week-ends (parfois fériés) des mois de mai et de juin, l’été est dépourvu de compétitions pour les joueurs non professionnels, c’est à dire plus de 99 % de l’effectif pongiste de l’hexagone. Julien GIRARD, entraîneur du PPC Villeneuve, distille ses conseils à quelques semaines de la reprise : la 1e journée du championnat par équipes est programmée le week-end du 20-21 septembre.

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Julien GIRARD collabore désormais avec Butterfly (avec Christophe LEGOÛT) pour suivre les joueurs du Team Butterfly (Photo Rémy GROS).

Le championnat s’arrête du 15 avril au 15 septembre. Mais les mois de mai et juin offrent, dans chaque ligue, un tournoi chaque week-end. C’est l’occasion de disputer des tournois avec les copains, de s’entraîner et de faire le plein de matches. C’est une période que je qualifierais d’égoïste : l’occasion de disputer de nombreux matches et de marquer des points pour avancer au classement. Le joueur peut disputer au moins deux tableaux par jour et faire le plein de matches en quelques semaines. Et pourquoi pas de faire un peu de route et passer un week-end avec les copains dans une autre ligue.

L’idéal est de couper un mois avec le ping pour souffler un peu et profiter de la famille, des amis. Pour autant, il faut maintenir une activité physique pour entretenir le corps. Marcher, se balader à vélo ou faire des activités plus ludiques telles que le bowling, le tennis. L’idée est que cette période de break ne soit pas trop sédentaire. Cette période estivale, en fonction des vacances de chacun, peut s’étendre jusqu’à mi-août. Le danger est de ne rien faire de l’été. À la reprise, tu es motivé et tu as plaisir à reprendre. Tu es au taquet et comme tu n’as rien fait pendant l’été : tu as des risques de te blesser ou de mettre plus de temps à récupérer.

Le stage de reprise le plus propice pour progresser

La reprise peut s’effectuer sur la dernière quinzaine d’août. Beaucoup de clubs, plutôt des grosses structures, proposent des stages généralement d’une semaine. C’est le moment de l’année le plus propice pour faire du volume. Soit pour asseoir son niveau, soit pour progresser. Ces stages s’effectuent soit en journée, soit avec un horaire adapté à ceux qui ont repris le travail, à raison de 2 heures chaque soir.

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Le travail au panier de balles. (Photo Hubert GUÉRIAU)

Que ce soit en stage ou de façon autonome pour ceux qui n’ont pas la possibilité de faire un stage ou qui sont réfractaires, il faut faire du volume en réalisant des choses simples.

Sur les deux premières journées, il faut multiplier les échanges et se faire plaisir, s’amuser. Je préconise des petits jeux avec le chiffre 11, que j’apprécie particulièrement car il a un impact psychologique. C’est le chiffre du ping ! Réaliser 11 CD sur CD, 11 RV sur 11 RV par exemple. 11 services, 11 remises sur une zone précise. L’idée est de mettre plein de balles sur la table pour retrouver des sensations et transpirer.

Les 2 jours suivants, il faut mettre plus de finesse dans le jeu. Tenter de réaliser 4-5 top spins d’affilée ou jouer des poussettes avec le placement de balle. C’est le moment aussi de retrouver des sensations au niveau des services, là également en réalisant des choses simples : des services liftés, coupés, à gauche, à droite de la table.

Après ces quatre premières journées, il faut revenir sur une petite compétition afin de retrouver un feeling de fighter.

Conscient que des joueurs de niveau départemental et régional n’ont pas toujours envie de s’impliquer dans un entraînement rigoureux, Julien GIRARD suggère le timing suivant :

Un certain nombre de joueurs veulent progresser mais sans se soumettre à un entraînement encadré. Avec un bon état d’esprit il est possible de progresser jusqu’à un classement 15. Après un bon échauffement de 20 à 30’, on peut aussi reprendre le principe des séries de 11. Ensuite on peut passer au match en se fixant des objectifs, en se livrant à des petits paris avec les copains. Le but est de multiplier les matches et de ne pas perdre. Cette rivalité saine se prolonge dans la convivialité de la fin d’un entraînement.

En stage de reprise à Vittel (après quelques jours à l’Insep) Jérémy PETIOT nous livre quelques conseils en images : ne pas oublier de s’échauffer avant chaque séance, participer à l’entraînement en réalisant du panier de balles, s’hydrater régulièrement et garder le sourire : la pratique du tennis de table même pour un professionnel, doit demeurer un plaisir.

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Jérémy PETIOT à l’échauffement lors du stage au Centre de Préparation Olympique de Vittel, fin juillet 2014 (photos Hubert GUÉRIAU)

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A propos de l'auteur

Hubert

He recently joined the Butterfly France team. Hubert, in addition to following high level table tennis for many years (and playing himself), as a journalist, he creates a lot of content. He is now the chief editor for Butterfly Mag. He is also the communication manager for Butterfly in France.

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