Créé en 1969, la Saint-Médard-du-Doulon est basée à Nantes et se veut résolument un club formateur. et est outenu par Butterfly depuis de nombreuses années.

SAINT_MEDARD_01La famille Boiteau est intégralement investie dans la vie de « la Saint-Méd’ ». Devenu président il y a deux ans Stéphane Boiteau résume joliment son investissement : « j’avais envie de rendre du temps au club qui rend mes enfants heureux. » Ainsi Delphine Boiteau n’envoie pas des topspins mais elle est chargée de la communication du club. Les enfants sont en revanche assidus à la table. Le fiston de 18 ans joue en N3 et la sœurette (13 ans) a abandonné le tennis pour se consacrer au ping. « J’ai un passé d’éducateur sportif et je suis arrivé à Nantes il y a cinq ans et demi. J’ai conservé la fibre bénévole au travers des clubs dans lesquels j’ai œuvré, notamment à l’ASL Le Mans. La Saint-Méd’ correspond à mes valeurs et lorsque Hervé Huneau a rejoint Paris pour son activité professionnelle, j’ai pris la suite. »

Objectif : 250 licenciés en 3-4 ans.

« Notre ADN c’est la formation, avance le président qui entend faire perdurer ce crédo. La philosophie ne changera pas. La formation est clairement le point fort du club et notre objectif est d’accéder au plus haut niveau amateur et de s’y installer durablement. » L’équipe 1ère du club débute la saison en N2 et espère basculer en N1 lors de la 2e phase. Si demain le club gagne sportivement sa place en Pro B, alors pourquoi pas mais, à l’image de Neuves-Maisons, avec des joueurs tous formés au club. » Plus proches que le club lorrain, La Romagne et l’ASL Le Mans sont des sources d’inspiration pour le dirigeant nantais qui souhaite continuer à développer le club. On s’efforce de montrer que la Saint-Médard et un club pour toutes les pratiques, non compétitives. On a récemment embauché un éducateur DEJEPS, Alexandre Doleux, qui est plus spécifiquement chargé du développement. Le ping est une discipline mixte, transgénérationnelle et fédératrice et Alexandre met en place des actions vers un public plus large. »
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Avec 170 licenciés, « la Saint-Méd’ » est un club solide sur ses bases mais souhaite endiguer le turnover qui touche notamment les jeunes catégories. « Nous avons mis en place trois créneaux de baby ping par semaine : 30 à 35 poussins viennent s’initier et c’est le fruit de nos actions dans les écoles. La cohésion sociale que le club s’efforce de mener permet a permis aussi un groupe de maman ping. »
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Brice Ollivier, Loïc Bobillier et Pierre Bezard sont les principales étoiles de « la Saint-Méd’ ». « Pierre revient au club pour intégrer l’équipe de N1 », se réjouit Stéphane Boiteau qui souligne la présence de quatre équipes au niveau national. « Nous avons un peu plus d’un quart de licenciées féminines, rapporte Ingrid Horeau, l’une des techniciennes du club. La présence des féminines sur les mamans ping et le créneau Ping Tonic sont le fruit des actions menées depuis deux ans. Nous avons organisé un stage uniquement destiné aux filles ou encore labellisé une journée spéciale féminine, rapporte Ingrid qui avant sa maternité, au printemps dernier, a intégré le Top 300 national (numérotée). « C’était mon objectif mais je n’ai pas pu disputer la 2e phase, sourit la jeune maman qui ne sera plus la n°1 du club. Deux recrues, Sabrina Dos Santos et Delphine Marest, ont en effet rejoint le club nantais pour évoluer en N3. J’espère également que nos meilleures minimes pourront bientôt évoluer dans notre équipe, indique Ingrid qui rappelle le point fort du club : ici, on intègre plus vite les jeunes dans les équipes seniors afin qu’ils prennent du niveau. » La relève se prépare avec en 2014 le titre de vice-champion de France sur le Challenge Bernard Jeu (derrière Metz TT, un autre club soutenu par Butterfly). Le parcours de Marc Courgeon, vice-champion de France minimes 2015, illustre aussi toute l’ingéniosité déployée au sein de la « la Saint-Méd’ ».

SAINT_MEDARD_05Animer un club ambitieux avec un grand écart entre les niveaux départementaux et nationaux est une prouesse dans une salle qui permet d’installer seulement 8 tables. « C’est assurément notre point noir, regrette Stéphane Boiteau. On partage les créneaux mais l’installation qui est vétuste est un frein à notre développement. On ne peut pas pousser les murs mais la ville en est consciente et des discussions sont engagées. »

A propos de l'auteur

Hubert

He recently joined the Butterfly France team. Hubert, in addition to following high level table tennis for many years (and playing himself), as a journalist, he creates a lot of content. He is now the chief editor for Butterfly Mag. He is also the communication manager for Butterfly in France.

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