L’édition 2016 s’est déroulée du 23 au 29 mai à Alicante (Espagne) et fut un immense succès populaire. Non le Championnat du monde vétéran n’est pas le tournoi des anciens combattants. Il est tout simplement l’événement le plus imposant de la planète, sûrement le plus sympathique aussi. Également le plus rafraîchissant et le plus démonstratif : la pratique du tennis de table invite à l’humilité et ne se heurte pas à la limite d’âge. Et heureusement, car elle nous priverait du championnat du monde vétéran.

La photo panoramique de la salle a été partagée et des milliers de fois et donc vue tout autant (Butterfly ne s’en plaint pas) : les 300 tables Butterfly étaient parfaitement disposées et alignées pour accueillir les quelque 4 000 participants dans cette salle extraordinaire : 30 000 m2 entièrement dédiés au tennis de table ! Clairement, lorsque le rideau s’est refermé sur l’édition 2016, c’est l’un des plus grands événements dans l’histoire du tennis de table qui prenait fin. 18 nations étaient représentées pour un total de 4517 participants dont 349 Tricolores.

la salle d’Alicante :

C’est sûrement l’ingrédient principal qui donne une atmosphère si particulière dans les clubs de tennis de table. Une pyramide des âges qui confère une ambiance toute familiale racontée par Gilles Corbion dans son ouvrage « mon club, j’y joue, j’y vis ! » paru en 2010. Un lieu de vie où il est question de jeu, d’amitié, de fraternité. Bref, un lieu de cohésion sociale à la portée et ouvert à toutes et tous. Chacun s’est heurté au picot de l’ancien, à l’anti-top de l’autre, à bénéficier de la relance des mêmes, de leurs véhicules aussi pour les déplacements par équipe. Qui forment le gros des bénévoles et des arbitres dans les clubs ? Des anciens qui participent à la vie active du club, qui ouvrent la salle, l’installent, la nettoient, l’animent et la font vivre. Bref sans les fameux vétérans (dès 40 ans J) il n’est pas du tout certain que tous les tournois seraient organisés, que le championnat par équipes serait aussi dynamique et que les débutants trouveraient une relance patiente les longues soirées d’hiver. Si le nombre de licenciés du tennis de table ne faiblit pas, sans pour autant progresser, c’est bien parce qu’il touche une cible élargie, de 7 à 77 ans et même maintenant dès le plus jeune âge avec le baby-hand jusqu’au plus de 90 ans comme le démontre le titre de vice-champion du monde du Français Michel Hovelaoue. Il n’est pas le seul licencié français à avoir briller sur la péninsule ibérique : Sylvie Plaisant est devenue vice-championne du monde (+ 40) et Éric Durand s’est adjugé le titre mondial dans la même catégorie. Des performances remarquables au regard de la concurrence qui ne cesse de se densifier. Si les quadras d’Asie venaient à trouver du charme à cet événement, surtout que la prochaine édition sera organisée en 2018 à Las Vegas (Usa), un formidable terrain de jeux, la concurrence devrait être plus relevée encore.

Femmes :

– 40 : 1. Ding Ya Ping (GER) 2.Sylvie Plaisant (FRA)

– 50 : 1. Jing Tian-Zörner (GER) 2. Seon Hee Kim
– 60 : 1. Keiko Takakiwa (JPN) 2. Larisa Andreeva (RUS)
– 65 : 1. Kazuko Harada (JPN) 2. Setsuko Ioki (JPN)
– 70 : 1. Ursula Krüger (GER) 2. Mihoko Mizuguchi (JPN)
– 75 : 1. Akiko Ikeda (JPN) 2. Akiko Hosoda (JPN)
– 80 : 1. Betty Bird (ENG) 2. Chizuko Nagase (JPN)
– 85 : 1. Pamela Butcher (ENG) 2. Kaneko Kujirai (JPN)

Hommes

– 40 : 1. Eric Durand (FRA) 2. Mats Kaellberg (SWE)

– 50 : 1. He Zhiwen (ESP) 2. Lars Hauth (DEN)
– 60 : 1. Manfred Nieswand (GER) 2. Craig Campbell (AUS)
– 65 : 1. Huang Jian Jiang (CHN) 2. Wang Shi Qi (CHN)
– 70 : 1. Niels Ramberg (DEN) 2. Brian Hill (ENG)
– 75 : 1. George Reid (AUS) 2. Dimitrije Bilic (GER)
– 80 : 1. Klaus Krüger (GER) 2. Jozsef Mayer (HUN)
– 85 : 1. Heiner Koula (GER) 2. Friedrich Rössler (GER)
– 90 : 1. Chen Youngning (CHN) 2. Michel Hovelaoue (FRA)

A propos de l'auteur

Hubert

He recently joined the Butterfly France team. Hubert, in addition to following high level table tennis for many years (and playing himself), as a journalist, he creates a lot of content. He is now the chief editor for Butterfly Mag. He is also the communication manager for Butterfly in France.

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