Après la médaille de bronze remportée l’an passé lors du Top 16 Européen au Portugal, Alexander Shibaev a encore grimpé dans la hiérarchie en remportant cette année à Antibes, sur ce même top 16, la médaille d’argent. Il a notamment dominé le Français Simon Gauzy (4-2) en demi-finale avant de s’incliner en finale (2-4) face au tenant du titre Dimitrij Ovtcharov.

« Cette médaille d’argent constitue mon meilleur résultat. Mais je suis triste d’avoir perdu face à Ovtcharov. Nous nous connaissons bien et j’avais l’opportunité de m’imposer : il ne jouait pas très bien et malheureusement moi non plus, regrettait le pongiste russe âgé de 26 ans. D’ailleurs le spectacle de cette finale n’était pas vraiment fameux pour les spectateurs. La prochaine fois il faudra que je m’impose. » Actuellement n°35 mondial, Alexander Shibaev va grimper dans la hiérarchie mondiale pour se rapprocher de son meilleur classement, n°21, en juin 2016.

Avec le coach chinois HU Wei Xin qui était auparavant au côté de Michaël Maze (Photo Rémy Gros).

Alexander Shibaev plus stable

Le Russe fait preuve d’une stabilité mentale évidente au regard de son passé parfois agité dans l’aire de jeu. « Oui, bien sûr, c’est important. Mais son problème majeur résidait dans le fait qu’il avait un service très limite qui lui coûtait beaucoup d’influx nerveux lors des matches, estime Peter Sars, le coach suédois qui fait partie du Team mis en place autour du talentueux pongiste russe. « Oui c’est vrai, j’ai une attitude plus stable à la table car je travaille également avec un préparateur mental », livre Alexander Shibaev. « Avec une nouvelle technique au service, nous avons le nouveau Shibaev, poursuit Peter Sars. Ainsi, il peut se concentrer de façon positive sur la tactique et son système de jeu. » En matière de qualité de services et de joueur de caractère, l’entraîneur suédois possède de l’expérience à revendre : c’est lui qui a conduit Michaël Maze au plus haut niveau. « Je m’entraine quotidiennement au Danemark depuis un an et demi avec mon Team : le coach chinois HU Wei Xin, Peter Sars et Michaël Maze avec lequel je discute beaucoup de tennis de table. Il a été un grand joueur et il m’aide aussi, détaille Alexander Shibaev qui s’est pris en main après plusieurs années fructueuses au sein de la Werner Schlager Academy à Schwechat (Autriche). « Nous travaillons bien ensemble, dans une forme de continuité, et les résultats commencent à arriver », apprécie le natif de Laroslavl en Russie.

Un travail d’orfèvre

Au Danemark, le Russe est bien entouré et ne ménage pas sa peine pour exploiter son formidable potentiel. Un joueur équilibré, qui n’a pas de carences techniques mais qui pêchait parfois dans la conduite des matches. « Nous travaillons beaucoup sur son système de jeu, notamment sur les trois premières balles, explique Peter Sars qui veille aussi sur une autre pongiste de caractère, la Suédoise Matilda Ekholm. « Il était nécessaire qu’il soit maître de son jeu. Un travail physique a été engagé notamment pour le doter de jambes plus puissantes pour rester équilibré après chaque coup, poursuit Peter Sars qui lâche : « nous voyons en lui un joueur à fort potentiel susceptible d’atteindre le Top 10 mondial. »

Alexander Shibaev sous le maillot de l’équipe nationale également parrainée par Butterfly (Photo Alex Lomaev).

Alexander Shibaev utilise un bois KORBEL associé à deux TENERGY 05, vise un résultat probant à l’open du Qatar (23 au 26 février) avant de se concentrer sur les Championnats du monde individuels à Düsseldorf (29 mai au 5 juin).

Le best-of de la demi-finale du Top 16 entre Alexander Shibaev et Simon Gauzy

Le best-of de la finale du Top 16 entre Alexander Shibaev et Dimitrij Ovtcharov

 

A propos de l'auteur

Hubert

He recently joined the Butterfly France team. Hubert, in addition to following high level table tennis for many years (and playing himself), as a journalist, he creates a lot of content. He is now the chief editor for Butterfly Mag. He is also the communication manager for Butterfly in France.

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