La 36e édition du Championnat d’Europe disputé à Luxembourg en septembre 2017 a souri à l’équipe de France masculine qui a décroché la médaille de bronze. Tristan Flore et Quentin Robinot se sont relayés pour participer pleinement à la conquête de cette breloque.

La perf sur Kou Lei qui change tout

La médaille est bien accrochée autour de leur cou. Tristan Flore et Quentin Robinot ont bien épaulé les deux leaders de l’équipe de France : Emmanuel Lebesson et Simon Gauzy. Deux joueurs incontestables au regard de leur expérience et de leur niveau dans la hiérarchie mondiale. Deux garçons qui ne sont évidemment pas infaillibles dans une compétition qui repose, par essence, sur la participation de tous les joueurs retenus. « Franchement, c’est génial de disputer une compétition par équipe, qui plus est avec mon frère Alexandre, et de réussir à faire une médaille », témoigne Quentin Robinot (n°89 mondial) qui a effectué une rentrée gagnante à l’occasion de l’ultime rencontre de la poule préliminaire. Un succès solide (3/1) sur l’Ukrainien Kou Lei (n°29) qui a permis à l’équipe de France de s’imposer 3-2 et de décrocher une première place précieuse. « D’un point de vue collectif, j’ai en quelque sorte sauvé l’équipe car on aurait pu prendre l’Allemagne en quarts de finale, rappelle Quentin. J’ai ainsi fait mes preuves au sein du groupe et rendu sa confiance à Patrick Chila. »

Flore s’en est remis

Tristan Flore – Crédit Rémy Gros.

Dans cette rencontre, le leader ukrainien avait dominé Lebesson et Tristan Flore (n°44) avait subi une grosse contre (2/3) sur Yevhen Pryshchepa (n°222). « Personnellement, j’ai un sentiment peu mitigé à la sortie de cet Euro car j’ai perdu un match capital sur Pryshchepa. J’ai 2 balles de match au 4e set et j’aurais dû tuer le match. Je n’avais pas le droit de perdre et j’ai ressenti de la culpabilité. Heureusement que derrière Quentin gagne son match. » Si Tristan avait bien débuté face à la Pologne en dominant Robert Floras (n°154), une première alerte était intervenue avec une défaite, sans conséquence, face à Ovidiu Ionescu (n°61) là aussi à la manche décisive (2/3). Avec une victoire et deux défaites, Tristan Flore voyait son camarade du Team Butterfly, Quentin Robinot, intronisé n°3 au moment d’affronter la Grèce en quarts de finale. Une victoire écrasante 3-0 face aux Hellènes qui évoluent désormais sans Kalinikos Kreanga. Quentin signait un 3-0 convaincant face au trublion grec, Konstantinos Papageorgiou, pour filer en demi-finales face aux Portugais.

 

Flore et Robinot bien bronzés

Quentin Robinot – By courtesy of ITTF

Tandis que Simon Gauzy et Emmanuel Lebesson s’inclinaient respectivement sur Tiago Apolonia et sur Marcos Freitas, Quentin Robinot entretenait l’espoir d’un come-back dans cette demi-finale parfaitement équilibrée avec les forces en présence. Un succès 3-1 obtenu sur Joao Monteiro et une porte entrouverte vers la finale. « Sur Kou Lei puis sur Monti, j’ai retrouvé l’ambiance et l’atmosphère quand je joue avec Hennebont où le leitmotiv de Boris Abraham est « fais toi plaisir, éclate toi ».  Ses deux victoires, soient autant de performances, ont propulsé Quentin au 72e rang mondial, son meilleur classement. « Le fait que je ne sois plus ennuyé par les blessures, me permet d’afficher plus de stabilité et de rythme. Je peux désormais m’inscrire dans une progression à long terme. » Si une rencontre se poursuit au delà des trois matches, alors les coaches ont la possibilité de faire rentrer un 4e joueur pour suppléer le n°1. Le retour dans l’équipe de Tristan Flore, à ce moment précis, correspond « à un coup de coaching qui tient compte du début de la rencontre et des sensations de Simon, raconte le joueur qui a rejoint le Team Butterfly le 1er août dernier. Du coup, avant d’affronter Freitas, je me suis à peine échauffé. J’y suis allé avec un petit couteau à la main, sans complexe. » Une préparation de match pas forcément académique mais qui produit un résultat net et sans bavures : 3/0 et l’égalisation (2-2) dans cette demi-finale. « Avec Marcos, on se connaît par cœur. Il n’aime pas trop me jouer et il avait la pression. » Emmanuel Lebesson manquera de peu d’offrir la finale continentale à ses partenaires, seulement battu à la manche décisive par l’épatant Tiago Apolonia. Lors de cette semaine luxembourgeoise, Tristan Flore et Quentin Robinot se sont relayés pour participer pleinement à la conquête de cette breloque. « Je trouve que cette formule sportive est un bon choix. Elle offre plus de proximité et de partage au sein de l’équipe. » Et un état d’esprit sur lequel s’appuyer lors des prochains championnats du monde par équipe, du 29 avril au 6 mai à Halmstad en Suède. Car la prochaine édition du championnat d’Europe offrira seulement les épreuves individuelles (du 18 au 23 septembre 2018 à Alicante, Espagne).

A propos de l'auteur

Hubert

He recently joined the Butterfly France team. Hubert, in addition to following high level table tennis for many years (and playing himself), as a journalist, he creates a lot of content. He is now the chief editor for Butterfly Mag. He is also the communication manager for Butterfly in France.

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