Opéré le 13 décembre dernier de la hanche gauche, Tristan Flore est actuellement au CERS de Capbreton où il poursuit sa rééducation. Actuellement n°41 mondial, son meilleur classement, il vise un retour à la compétition avant l’été.

« Le chirurgien a raboté un os de la hanche gauche due à une malformation qui avait déjà été opérée il a trois ans, décrit Tristan Flore qui sourit en évoquant seulement les 5 % de récidive. Je n’ai pas eu de chance. » Le pongiste a en effet subi une arthroscopie le 13 décembre à Paris et il suit donc le protocole établi par le chirurgien. « La cicatrisation a été très bonne et si au départ je me déplaçais avec des béquilles, après trois semaines, je marchais normalement. » Sauf qu’un sportif de haut niveau ne peut pas se satisfaire de marcher comme le quidam.

C’est la jambe gauche, celle d’appui, qui est touchée et le pongiste de 23 ans s’affaire depuis à se rebâtir un physique d’athlète. « Chaque opération est différente et cela va beaucoup mieux que la première fois. » C’est au prix d’un travail quotidien long de trois semaines que le sociétaire de Pontoise-Cergy espère repartir du bon pied. « Je suis arrivé le 11 janvier dernier dans les Landes, au CERS de Capbreton, et je repartirai le 2 février prochain. »

Tristan Flore en rééducation au CERS de Capbreton (DR).

Face à l’océan atlantique, le double champion d’Europe junior ne voit pas passer les journées rythmées par de longues séances de réathlétisation. « Je suis vraiment sur la bonne voie et j’ai le moral. J’ai de nombreux exercices à réaliser. J’ai des muscles à renforcer, notamment pour reprendre de la force au moyen fesser. » Pour ce faire, Tristan est entouré d’une équipe de spécialistes : chaque matin, de 08h30 à 12h30, il débute la journée entre les mains d’un kinésithérapeute puis il est soumis à un travail de cardio, avec des passages en piscine, avec un préparateur physique. Une fois le déjeuner avalé, trois heures pleines attendent le grand espoir du tennis de table français avec un programme sensiblement identique. « C’est difficile physiquement mais je suis vraiment content d’être venu. Je me sens bien dans ce milieu. J’ai confiance en le staff médical avec des kinés qui sont au top. »

Forcément la question d’un retour à l’entraînement puis à la compétition se pose tant le meilleur tricolore des derniers championnats du monde en Allemagne vise le top niveau mondial. « La compétition me manque, c’est certain. Mais je ne suis pas en mesure de fixer une date. Mon articulation va bien et je dois encore fournir un énorme travail musculaire, détaille celui qui a rejoint le Team Butterfly en août dernier. En fait je dois me prémunir en disposant de grosses cuisses et me bâtir une grosse chaîne de gainage autour de la hanche. À mon retour à l’Insep, je poursuivrai le travail de prévention et je pourrai sans doute reprendre doucement. La fois dernière, j’avais mis 7-8 mois à revenir et je pense que cette fois, ce sera avant. »

A propos de l'auteur

Hubert

He recently joined the Butterfly France team. Hubert, in addition to following high level table tennis for many years (and playing himself), as a journalist, he creates a lot of content. He is now the chief editor for Butterfly Mag. He is also the communication manager for Butterfly in France.

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